CHAPITRE 50
CHAPITRE 50.
Fin juin.
« Le monde est notre cahier d'écolier,
Je m'invite chez mon frère, première. Sur ces pages nos faisons nos exercices » Richard Bach
Lundi je suis allé à Saint Paul. Je ne suis pas passé par la case Brico Dépôt, je ne le sentais pas.
J'ai pris le chemin le plus court. Moins de risque de rencontrer les forces de l'ordre.
A peine arrivé j'ai pris la direction du toit concerné. J'y ai constaté une petite anomalie.
J'ai rectifié quelques tuiles. J'ai observé de plus près ce toit de la grange et au final j'ai décidé de ne pas acheter les plaques de toit. Plus tard, dans un ou deux ans.
La météo prévoit treize degrés le matin et trente l'après-midi, le tout sans aucun nuage et sans vent.
Voilà pourquoi j'ai prévu d'être là mercredi et également deux jours d'affilés, à savoir vendredi et samedi et d'y rester pour la nuit. Pour que ces journées soient profitables j'ai rangé tout mon bordel et j'ai terminé par mes géraniums. J'ai sorti de nouveaux bacs pour l'occasion et replanté les boutures obtenues. J'ai arrosé le tout et après j'ai pris le chemin du retour. u'
(In u )' = --- Si +
Mercredi je suis resté chez moi. u
C'était le jour des soldes, alors je suis allé voir. Je résumerais par « Bof ! » J'ai acheté trois conneries dont une scie, un nouveau coupe bordure et un tableau électrique. Le tout démarqué à soixante-dix pour cent. L'après-midi, cela fait plusieurs jours que j'y pense, je me suis rendu chez mon frère. Ma conseillère a raison, il faut mieux en parler de vive voix.
« Il faut savoir accepter l'imperfection
des situations. »
J'ai prévu une pochette pour mettre les devis, factures...
Pour être plus libre, et moins solennel aussi, j'abandonne la pochette. Les devis et factures se retrouvent, pliés en quatre, et de force, dans la poche arrière de mon pantalon.
Quand j'arrive sur place la voiture est là. Je sonne, il est presque dix-sept heures.
Personne.
Alain a dû aller chercher sa femme au travail. Je sais qu'ils remontent en bus.
Ils sont tellement collés, inséparables que Lamartine s'impose de lui-même « Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé ». Je décide d'attendre.
Au bout de quelques minutes je préfère rejoindre la station de bus où ils doivent arriver.
Il y a deux chemins différents, j’en prends un.
Les deux en réalité se valent. « La vie est une pièce de théâtre où l'on
Ça prend deux minutes pour arriver sous l'abribus. doit participer le plus possible aux
Voilà je pose mes fesses sur le banc. scènes les plus joyeuses, car son
Un bus arrive, rien. dénouement s'avère toujours tragique. »
Un deuxième, un troisième, un quatrième... Alain Verschaere.
A raison d'un bus toutes les dix minutes le résultat se veut simple : Je suis là depuis quarante minutes. Je fais quoi ? J'en attends un dernier, avant de grimper cette fois ci à l'intérieur.
Je vérifie les personnes qui en descendent, rien. Je verrai demain.
J'entends, au loin, la voix de Robert Badinter me murmurer « Les amis qui s'éloignent emmènent avec eux une part de nos souvenirs, c'est à dire de nous-mêmes ». Je n'ai plus d'amis. Je n'ai plus de famille. Je ne me sens pas vraiment concerné même si je partage l'avis de ce grand homme politique. Et plus philosophe que certains de nos ministres. De l'éducation, vous croyez, non ?
« La déception ne vient jamais des autres,
elle n'est que le reflet de nos erreurs de jugement. »
Nelson Mandela.
EN GÉNÉRAL, ET EN PARTICULIER.
Beaucoup de savants ou autres chercheurs, pour ne pas dire presque tous, rêvent de connaître les quelques secondes avant cet instant magique que fut le big bang...
Un petit pas pour l'Homme...
Pendant des millénaires l'homme s'est cru le centre du monde. A l'image de Rahan, fils des âges farouches, il observait. Comment imaginer que la Terre ne fut pas son centre. Les étoiles étaient dans le ciel, le soleil se levait et se couchait suivant une certaine trajectoire. Oui, c'est sûr pendant des millénaires l'homme a pensé ainsi.
Des millénaires plus loin, les égyptiens puis les grecs ont toujours observé le ciel. Les cartes sont devenues plus précises, des planètes ont été découvertes. Les asiatiques puis des civilisations venues d'Amérique, du sud notamment, ont complété cet apprentissage.
En réalité, le Monde cherchait !
« C'est pourquoi je pris la peine de lire les livres de tous les philosophes que je pus obtenir, pour rechercher si quelqu'un d'eux n'avait jamais pensé que les mouvements des sphères du monde soient autres que ne l'admettent ceux qui enseignèrent les mathématiques dans les écoles. Et je trouvai d'abord chez Cicéron que Nicétus pensait que la Terre se mouvait. Plus tard je retrouvai aussi chez Plutarque que quelques autres ont également eu cette opinion. »
Nicolas Copernic 1473 – 1543.
Il aura fallu Copernic pour découvrir avec stupeur que la Terre n'était pas le centre de notre création.
Nous n'étions qu'une planète, quelconque, quoique qu'un peu plus bleu que les autres. On était là.
En plein milieu. Et le soleil devenait l'essentiel. Pauvre Terre !
Et puis les siècles se sont écoulés. On a appris que le soleil n'était qu'une étoile parmi plein d'autres.
Des milliards d'étoiles. Et puis on a appris que toutes ces étoiles constituaient une galaxie, la nôtre !
On était sur un bras, un peu perdu, sur la galaxie. On n'était même pas au centre. Pauvre Terre !
...un bond de géant pour l'humanité !
Mine de rien, hormis quelques initiés, l'Homme a réalisé « notre Monde » seulement depuis un demi-millénaire. Pourtant la course était bien loin d'être terminée. Non seulement nous n'étions au centre de rien mais en plus on découvrait encore plus d'étoiles, et bien sûr encore plus de galaxies.
Pauvre Terre, va ! Nous n'étions plus rien, ou si peu. Des milliards de galaxies, des trous noirs...
Aujourd'hui beaucoup pensent que l'univers est en expansion ...
Mais remontons à ces quelques instants avant ce fameux big bang. Imaginons un néant à l'image d'un ciel. Un ciel immaculé. Puis, apparaît dans ce ciel, pas plus grande qu'une tête d'épingle, un concentré d'énergie. L'explosion n'est pas loin !
Parfois je rêve. Et je vois devant mes yeux non pas qu'une seule tête d'épingle, qui serait notre Monde en devenir, mais plein de tête d'épingles et autant d'univers variés et différents. Un peu comme une pluie de têtes d'épingles. Et qui peut dire le contraire ? Personne, pas même D.
Enfin, je crois..., non ?
« Vivre, c'est arpenter un tapis roulant allant en sens inverse de ton déplacement »
Frédéric Dard.
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